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 Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas ~ Elijah

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Sorcière magie blanche
MessageSujet: Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas ~ Elijah Jeu 12 Juin 2014, 2:50 pm

Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas

- Fes matos trium nas ex viras. Sequita saguines ementas astem mitan ega petous.

Assise au centre d’un cercle de chandelles dans le salon de mon petit appartement, je récitais, les yeux fermés, un chant qui, je l’espérais, allait apporter des réponses à mes nombreuses questions.  Serrant une lettre usée entre mes paumes, je pris une profonde inspiration pour tenter de me concentrer davantage dans cet environnement qui ne m’était que peu familier.  Les moindres bruits me dérangeaient : les craquements du bois du plancher, le brouhaha causé par les voitures dans la rue voisine et même les voix unies des passants qui vagabondaient dans la rue un peu plus bas.  L’odeur de l’air ambiant empli d’épices et d’un vieux parfum irritait encore mes narines sensibles.  Et la constante lumière qui égayait la ville m’avait obligée à acheter de nouveaux rideaux opaques afin de m’accorder la noirceur dont j’avais besoin.  Cela faisait à peine quelques jours que j’avais mis les pieds dans cette métropole bruyante et bondée d’activité en tout genre.  La Nouvelle-Orléans était loin d’être mon choix personnel de résidence, préférant largement les petites villes tranquilles dans lesquelles il était facile de s’isoler sans se faire poser trop de questions…  Toutefois, les écrits consignés dans mes grimoires sont catégoriques : la Nouvelle-Orléans est la ville qui semble receler plusieurs secrets, dont ceux entourant l’histoire de ma famille d’origine.  Ou du moins, une partie d’entre eux.  Mais pourquoi suis-je si curieuse et avide de savoirs au sujet de personnes qui m’ont abandonnée peu après ma naissance?  C’est pourtant bien simple tout en étant complexe à la fois : quelque chose au fond de moi me stipule que je dois savoir, peu importe la vérité qui se cache derrière toute cette histoire.  Voilà pourquoi je m’évertue à tenter un sort de localisation qui nécessite normalement un tribu sanguin d’un proche de la personne recherchée.

Judy, qui s’est toujours nommée comme ma cousine éloignée dans ses lettres, était la seule piste que je possédais depuis des années et à laquelle je m’accrochais toujours aussi solidement.  C’est elle qui m’avait tout révélé au départ et jusqu’ici, en Nouvelle-Orléans, avec cette nouvelle lettre que je tenais entre mes doigts, la deuxième en plus de sept ans.  Ma piste redevenait fraîche et c’est avec beaucoup d’espoir que je tentais d’obtenir un résultat concluant avec ce sort de localisation dont je ne possédais pas tous les ingrédients.  Seule la lettre de Judy pouvait potentiellement me guider jusqu’à elle.  Une nouvelle fois, je récitais la formule précédemment entamée… en vain.  Rien ne se produisit, même pas un flash ni même une petite image mentale pouvant me donner un indice.  Rien.  Mon esprit demeurait assis dans mon logis du Quartier Français, très loin de celle que je tentais de retracer.  

Frustrée par ce nouvel échec alors que je me sentais si près du but, je laissais tomber le papier sur le plancher avant de me redresser sur mes pieds.  Collé sur la lettre, j’avais trouvé un cheveu clair lorsque je l’avais ouverte pour la première fois.  Soudainement, une idée m’illumina : si j’arrivais à me procurer une carte, peut-être que le cheveu pourrait suffire à remplacer le sang normalement utilisé pour ce sort!  Il était déjà tard, près de vingt-deux heures, mais j’avais entendu parlé d’un endroit qui vendait toute sorte de babioles.  J’allais sûrement pouvoir y retrouver cette carte qui pourrait me mener sur un nouveau chemin.  M’emparant de mon sac à main en bandoulière, je quittais rapidement mon appartement pour m’engager dans les rues encore achalandées par certains touristes.

Arrivée depuis trop peu longtemps dans cette immense ville, je n’arrivais pas encore à discerner les visages que j’avais déjà croisés dans les derniers jours.  Avançant rapidement, il ne me fallut qu’une quinzaine de minutes avant d’arriver à ma destination : Le Jardin Gris.  De l’extérieur, ce magasin voodoo situé sur une rue tranquille n’a rien de particulièrement étrange.  Je m’apprêtais à pénétrer dans la boutique, mais, sous ma poigne, la porte se révéla verrouillée.  Un coup d’œil à l’écriteau me confirma que j’étais une bonne heure trop tard.  Zut!  J’allais devoir attendre au lendemain pour effectuer ma nouvelle tentative en laquelle j’avais un grand espoir.  Sans plus attendre, je fis alors demi-tour pour retourner rapidement chez moi, embêtée par la fraîcheur qui commençait à s’installer.  Or, alors que je tournais sur moi-même, je sursautais en tombant face à un étranger de grande taille.  Ne l’ayant aucunement entendu arriver derrière moi, je ne m’étais pas du tout attendu à retrouver qui que ce soit dans mon dos.  Méfiante, j’esquissais tout de même un léger sourire nerveux avant de contourner l’homme qui se tenait droit à quelques pas de moi, sur le trottoir soudainement désert.

- Excusez-moi, fis-je poliment en tentant de passer sur sa droite.

D’un pas imposant, l’inconnu à l’air sérieux se déplaça devant moi, me bloquant à nouveau la route.  Reculant d’un pas, je fixais ses yeux durs des miens qui ne flanchèrent pas.  Cette fois, j’étais certaine de ne jamais avoir vu cet homme de toute mon existence.  Jamais je n’aurais oublié ce regard qu’il me destinait.  L’intensité et la transparence de ses pupilles me laissaient clairement savoir qu’il avait quelque chose derrière la tête.  J’étais loin d’aimer la situation dans laquelle je me trouvais.  Seule face à lui, c’était comme si les piétons s’étaient évaporés au moment ou j’aurais bien aimé la sécurité procurée par la foule pour me fondre parmi eux.  J’avais cette horrible impression d’être observée, et pas uniquement par celui qui se tenait devant moi.  Ignorant l’étendue de ses savoirs ainsi que ce qu’il me voulait, je décidais d’écourter la durée de ce silence tendu de mes paroles qui, je le souhaitais, n’allaient pas le provoquer.

- Qui êtes-vous?  Qu’est-ce que vous me voulez?



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Dernière édition par Alexia Jakobson le Lun 28 Juil 2014, 12:17 pm, édité 1 fois
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Vampire carnivore
MessageSujet: Re: Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas ~ Elijah Ven 13 Juin 2014, 5:31 pm

Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas


" I am a man of my word. I make a deal, I keep a deal. "




Me voilà en route pour une nouvelle destination bien précise. La veille au soir, j'ai finalement pu quitter ce grenier sentant le refermé, plutôt ravi de m'être fait une nouvelle alliée à l'insu de tous, ainsi que de retrouver ce qui reste de ma famille. Sans compter la charmante Hayley, qui devait se demander où avait disparu cet Original se prétendant respectable et qui avait promis de la protéger. Une brève soirée en leur compagnie, à échanger au sujet du véritable plan des sorcières du quartier, et nous sommes tous allés dormir. Ce matin, je me suis réveillé assez tôt, et j'ai pris l'air. Cela me fait du bien après un certain temps sans vie. S'en est alors suivie une calme journée de retrouvailles avec tous - et de tensions avec Niklaus - puis, le soir, d'une décision ferme de ma part, suivie d'une conversation courte mais houleuse avec mon frère, concernant nos futurs actions.

Pour ma part, je souhaite avant toute chose mettre un terme à ce lien magique qui existe entre Hayley et Sophie Deveraux. Le simple fait de savoir que l'on peut blesser ou tuer cette jeune louve et ma nièce en s'en prenant simplement à une sorcière ordinaire qui, par ailleurs, n'est pas autorisée à pratiquer la magie pour se défendre, m'inquiète au plus haut point. Si quelqu'un d'autre apprend pour ce lien, Hayley court un grave danger. D'autant que ce sortilège était là pour que nous respections chacun notre parole. Or, Sophie m'a menti dès le début, il n'y a donc plus d'accord. Cependant, mon adorable frère ne semble pas être de mon avis, ou, s'il l'est, il ne semble pas volontaire pour régler le problème. Je le suis. Alors je quitte notre demeure temporaire, aux abords du bayou, en compagnie de ma sœur. Direction : le Rousseau's. Si ma cible n'y est pas, alors ce sera le cimetière, cet endroit même où notre marché fut conclu la première fois.

Toutefois, alors que je me dirige vers la voiture de sport de Rebekah - qui a toujours apprécié se faire remarquer -, ma main me brûle soudainement. Je m'arrête et l'ouvre devant moi, intrigué, bien que je pense savoir de ce qu'il s'agit. Un petit bout de papier apparaît dans le creux de ma paume, que je referme aussitôt, inquiet. Je rejoins Rebekah, qui entre dans la voiture, flanqué d'un air soucieux que je n'arrive pas à lui dissimuler.

- Je ne viens pas avec toi tout de suite, ma sœur. Je ... viens de me rappeler d'une autre chose à faire. Ça ne sera pas long, tu es libre de faire ce que tu veux en attendant.
(I do not come with you now, my sister. I ... just remembered another thing to do. It will not be long, you are free to do what you want in the meantime.)

Alors que je m'éloigne du cabriolet, elle en ressort prestement.

- Tu vas où ? me demande-t-elle, étonnée

- Voir une autre sorcière, fais-je en utilisant aussitôt ma vitesse surhumaine afin de ne pas avoir à répondre à davantage de questions.
(Seeing another witch.)

Elle est en ville. Pire encore, elle est dans le Quartier Français. Le monde est empli de hasards étranges, mais celui-ci est presque sans précédent. Le fait que cette jeune fille, que j'ai toujours protégée dans l'ombre sans qu'elle n'en sache jamais rien, vienne d'arriver au sein même de ce quartier de cette immense ville que ma fratrie et moi avons bâti il y a plusieurs siècles rivalise presque avec le fait que le dernier double Petrova ait vu le jour dans la même ville que son ancêtre mille années auparavant. Parmi toutes les cités peuplées, immenses, et riches en histoires et en magie, pourquoi faut-il que ce soit la mienne qu'elle choisisse ? D'un autre point de vue, cela a un avantage : je suis plus que capable de veiller sur elle si elle est proche de moi. La preuve aujourd'hui.

Je fais une pause sur mon trajet pour rouvrir ma main contenant le message reçu à l'instant, que je relis très brièvement : "Danger Alexia, Jardin Gris, Nouvelle-Orléans". L'écriture est bancale et les courbes difformes du minuscule texte me font comprendre qu'il a été écrit dans la hâte et la peur. Et il y a de quoi. Il n'est pas compliqué de deviner quel est ce danger menaçant ma jeune protégée. C'est une sorcière, le Jardin Gris est une boutique magique, et la magie est formellement interdite par Marcel. Si Alexia a pratiqué, Davina l'a ressenti et a immédiatement averti le vampire. Il ne me reste qu'à découvrir s'il est allé éliminer la coupable lui-même ou s'il a envoyé ses sous-fifres nocturnes. Quoiqu'il en soit, il n'y aura aucun survivant. Je les tuerai tous. Et pour ce faire, je reprends ma route.

J'arrive rapidement sur ce grand boulevard contenant la boutique vaudou. Dissimulé dans l'ombre d'une ruelle adjacente, je suis invisible pour quiconque ignorant ma présence. Pour ma part, néanmoins, je vois parfaitement les quelques individus présents sur cette rue déserte à cette heure-ci. La quasi-totalité est regroupée devant la boutique des sorcières, encerclant la porte d'entrée. Je compte une bonne dizaine de personnes, mais Marcellus est absent. C'est une bonne chose, Klaus ne me détestera pas pour l'avoir tué moi-même.

- Excusez-moi, fait alors une douce voix féminine qui parvient sans problème à mon oreille particulièrement efficace. Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous me voulez ?

Cette voix, je l'ai déjà entendue. Elle n'a pas beaucoup changé, au fil des années. Même si cela fait longtemps que je ne l'ai pas entendue, et ce principalement à cause des longs mois passés successivement avec une dague en argent en plein cœur, certaines journées passées me reviennent alors en mémoire à son écoute. Quelque chose a toutefois changé : son timbre. Il n'y a aucune peur, aucune inquiétude, aucune hésitation. Elle sait que ceux qui lui font face ne sont pas ses amis, qu'ils sont plus nombreux qu'elle et probablement très dangereux. Elle a gagné en assurance. Mais l'assurance est inutile pour une jeune sorcière contre autant de vampires.

- Tu es une sorcière, répond l'homme qui lui fait vraiment face et qui m'est impossible de voir au travers de cette foule, et tu as fait de la magie ce soir. Tu connais la sentence de Marcel pour cet acte : la mort !

Deux ou trois cris d'approbation accompagnent ce dernier mot. Ce sont vraiment des sauvages. Je ne leur laisse pas le temps de dire ni de faire quoique ce soit d'autre et me précipite à grande vitesse dans le dos du premier à ma portée, à savoir le plus en retrait par rapport à Alexia. Son cœur lui est arraché avant même qu'il ne réagisse, et son corps s'écroule la seconde suivante.

- Ça ne serait pas une bonne chose ... pour vous. Messieurs, leur lancé-je d'une voix à la fois calme et menaçante.
(It would not be a good thing ... for you. Gentlemen.)

Tous se retournent au même instant vers moi, tandis que je garde dans ma main le muscle vital de leur acolyte. Ils sont évidemment surpris, mais si certains affichent immédiatement une peur claire, d'autres semblent plutôt vouloir me sauter à la gorge sur le champ. Seul le fait de savoir que je suis un Original les maintient sur place. Ils ne sont pas complètement dénués de bon sens. Celui qui semble être le chef de cette petite troupe se rapproche de moi, sur ses gardes.

- Toi ... Qu'est-ce que tu veux ? me lance-t-il vulgairement. Elle a pratiqué, Marcel veut sa tête.

En me posant la même question que la jeune femme venait de lui poser, il répond à celle-ci sans s'en rendre compte.

- Cette fille, leur expliqué-je en pointant la jolie blonde de ma main libre, est hors d'atteinte et sous ma protection. Quiconque pose la main sur elle trouvera une fin tragique.
(This girl is out of reach and under my protection. Whoever puts his hand on her will find a tragic end.)

Je vois ces jeunes vampires s'échanger des regards inquiets, et je le comprends. Ils ont d'un côté leur mission et devoir auprès de Marcel, et, d'un autre côté, la certitude de n'avoir aucune chance contre moi. C'est pourquoi personne ne bouge, ni à l'encontre de leur cible, ni à l'encontre de leur prédateur. Le leader reprend alors la parole, incertain.

- Marcel voudra une meilleure explication quand on lui dira que la sorcière n'est pas morte.

Je souris alors légèrement, amusé par la situation et par l'idiotie de ces hommes. Il est pourtant évident, avec un cœur au creux d'une main dégoulinante de sang, que je ne suis pas là pour discuter.

- Ce n'est pas pour Marcel que je vous dis ça, fais-je tout en laissant tomber ce cœur qui ne bat plus, mais pour que vous connaissiez la raison de votre mort.
(This is not for Marcel I'm telling you this, but for you to know the reason of your death.)

Mon sourire disparaît aussitôt tandis que je me dirige vers mes trois premières victimes, incluant le porte-parole du groupe. D'un premier coup de poing circulaire du bras gauche, j'arrache la tête du premier d'entre eux, tandis que ma main droite vient s'enfoncer dans la poitrine du deuxième afin d'en extirper l'organe cardiaque. La seconde d'après, un nouveau coup de main tranche la tête du troisième. Je me décale aussitôt fait afin de briser la nuque du quatrième en tournant brutalement sa tête d'un côté, pour ensuite la tourner dans l'autre sens et l'arracher du reste du corps. Un pieu non taillé, récupéré sur le trajet au pied d'un arbre majestueux, s'enfonce dans la poitrine d'un autre des hommes de Marcel, avant que je ne vois deux d'entre eux se précipiter sur Alexia. Etant plus rapide qu'eux, ils se retrouvent rapidement face à ma personne leur faisant barrage, avant que je ne leur arrache également leurs organes respectifs. Les cinq restant prennent alors la fuite.

- Alexia, je te laisse les deux de droite.
(Alexia, I leave you both right.)

Elle ne me connaît pas et, en voyant ce que je viens de faire à huit vampires en l'espace de trois secondes, n'a aucune raison de me faire confiance. D'autant que connaître son prénom alors qu'elle ne m'a jamais vu me rend encore plus suspect. J'espère simplement que le fait que je vienne de l'aider contre autant de morts-vivants joue en ma faveur et lui permette de faire ce qu'il faut faire. Mais si ce n'est pas le cas, il n'y a rien de grave : j'attendrai ces deux derniers dans la résidence de Marcel et les éliminerai sur place, peu importe si cela se fait devant une centaine de leurs frères et sœurs.
Quoiqu'il en soit, je me précipite à la poursuite des trois autres sur notre gauche, en attrape deux de dos à qui j'arrache de nouveau les cœurs avant de bloquer le chemin du dernier en m'interposant, une main ensanglantée sur sa gorge. Je veux faire passer un message, et la mort de ces vampires de bas étage, sans importance, en est un parfait. Aussi, il ne doit y avoir aucun témoin de l'arrivée de la fille. C'est pourquoi j'arrache la tête de cet immonde vampire d'un geste brusque du poignet, et laisse le tout tomber lourdement sur le sol.

Plus loin sur le boulevard, ma protégée semble en avoir également terminé. Je sors et déploie le mouchoir doux et soyeux de la poche de mon costume, puis entreprends de m'essuyer au mieux les mains. Malheureusement, le sang tâche énormément, et il faut bien plus qu'un simple bout de tissu pour l'enlever en totalité. Ce faisant cependant, je me rapproche lentement de la sorcière, qui aura certainement des questions à poser. Ce n'était pas dans mes règles de l'approcher et de communiquer avec elle, mais je dois savoir ce qu'elle fait ici et, bien entendu, lui expliquer la raison de cette attaque afin que cela ne se reproduise plus. Malgré toute cette bonne volonté, je reste tout de même inquiet pour la suite des événements. Je ne me suis jamais imaginé cette rencontre. Je dois tant lui expliquer ... Voudra-t-elle m'écouter ? Me fera-t-elle confiance ? Me croira-t-elle ? Tant d'incertitudes que je n'ai pas connues depuis des siècles.

@Joy



Elijah Mikaelson


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MessageSujet: Re: Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas ~ Elijah Mar 17 Juin 2014, 12:27 pm

Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas

Alors que je m’adressais d’un ton ferme et catégorique à l’homme qui barrait ma route, la mauvaise posture dans laquelle je me trouvais devint encore de moins bonne augure pour moi.  Cachés dans l’ombre, un peu plus de dix hommes se rajoutèrent à celui qui semblait être le dirigeant de leur petit groupe.  Je parcourus leur visage à tour de rôle : je n’en connaissais aucun.  Dans ce cas, comment était-ce possible qu’ils m’attendaient tous ici, au Jardin Gris?  En plus, j’étais loin d’avoir planifié d’avance ma visite à cette petite boutique.  Comment avaient-ils donc pu prévoir ma venue ici?  Par contre, en voyant leurs regards farouches et remplis d’une certaine haine, j’en conclus que l’heure n’était pas à chercher des réponses à ces questions aussi complexes, mais bien à trouver un moyen de me sortir de ce pétrin.  Toutefois, la hâte et les décisions irréfléchies n’étaient pas de mise : cela mènerait à ma perte.  Étais-je déjà aussi pessimiste?  Non, je préfère simplement m’attendre au pire des scénarios dès le départ pour éviter les mauvaises surprises par la suite.  Et le pire qui pouvait m’arriver en cet instant était d’être tombée sur une bande de vampires.  Ces grands gaillards ressemblaient d’ailleurs aux typiques vampires que j’ai déjà rencontrés : arrogants, excités, méfiants, prudents, mais surtout imprévisibles.  Certes, j’étais une sorcière aux pouvoirs bien développés, mais je ne durerais pas plus de quelques secondes devant un tel groupe qui s’en prendrait à moi.  Et vu leur attitude, je doutais qu’ils soient banalement venus me souhaiter la bienvenue…

- Tu es une sorcière et tu as fait de la magie ce soir, cracha alors l’homme d’un ton visiblement dégoûté. Tu connais la sentence de Marcel pour cet acte : la mort!

Je demeurais stoïque suite à ses paroles.  Étais-je réellement censé savoir de quoi il parlait?  Qui était ce Marcel qui ordonnait la mort des sorcières pratiquant la magie?  Et puis, pourquoi les sorcières laissait cet inconnu leur dicter les règles?  Si ce Marcel voulait m’empêcher de compléter des sorts, il allait devoir venir m’expliquer lui-même de quoi il en regardait.  Cette ville dans laquelle je venais de mettre les pieds regorgeait d’imprévus de surprises de taille…  Et puis, comment pouvait-il savoir que j’étais une sorcière et que j’avais utilisé ma magie?  C’était carrément impossible, aussi nombreux soient-ils d’avoir des yeux partout!  Et puis, j’avais tout tenté pour que mon arrivée et mes activités soient les plus discrètes possibles!

Plus le temps avançait, plus mes soupçons se confirmaient.  Leur trop grande assurance et ces manières immatures venaient appuyer ma théorie de faire face à des vampires.  D’ailleurs, ils étaient tellement excités à l’idée de ma mort que plusieurs jubilaient tout haut face à l’affrontement qui s’annonçait.  Je me devais de gagner du temps.  Les faire parler jusqu’à ce que quelqu’un se pointe sur cette rue serait un échappatoire idéal au combat.  Or, contre toutes mes attentes, je n’eus rapidement plus besoin de cette diversion.  L’un des cris de joie et d’excitation gloussés par un vampire du fond se transforma soudainement en un rugissement de douleur et de souffrance intense avant de s’évanouir, de même que la vie de ce mort-vivant.  Sursautant en entendant ce bruits caractéristique aux bris d’os et de chair, je reculais de quelques pas avant que l’odeur ferreuse du sang du vampire décédé ne parvienne jusqu’à mes sensibles narines.  Tout s’était passé tellement vite!  Alors que le corps du défunt s’écroula au sol, l’homme responsable du futur massacre annonça ses intentions.

- Ça ne serait pas une bonne chose… pour vous.  Messieurs

Malgré la noirceur, j’arrivais finalement à distinguer son visage qui m’était, une fois de plus ce soir, inconnu.  Or, les vampires m’ayant abordés plutôt semblèrent soudainement imprégnés d’une frayeur en reconnaissant cet homme à l’allure menaçante.  Eux qui semblaient si convaincus un peu plus tôt étaient maintenant complètement dépourvus.  D’accord, je l’avouais, ce nouvel arrivant étant pourvu d’une prestance sans équivoque.  Son costume fait pour une soirée de fortunés, sa gestuelle raffinée malgré sa violence ainsi que son attitude sérieuse et assurée contribuaient à cette impression d’élégance qu’il dégageait.  Toutefois, cela ne réduisit pas mes inquiétudes à son sujet.  Visiblement, il était un vampire très puissant vu la crainte des autres à son égard.  Alors pourquoi se badrer d’une petite sorcière insignifiante?  Peut-être était-il simplement venu pour faire un massacre, pour profiter de l’occasion de se débarrasser de ceux-là?  Pour le moment, c’était un grand mystère et les négociations qui se déroulaient actuellement ne laissaient aucune place aux questions.

- Toi…  Qu’est-ce que tu veux?, lança l’homme qui m’avait barré la route en se dirigeant vers celui en costume.  Elle a pratiqué, Marcel veut sa tête.

- Cette fille est hors d’atteinte et sous ma protection, lança-t-il alors de tout son sérieux en m pointant du doigt qui ne dégoulinait pas de sang.    Quiconque pose la main sur elle trouvera une fin tragique.

Suite à ces paroles, j’étais tout aussi confuse que les vampires qui s’échangeaient de nombreux regards, mais pour des raisons complètement différentes.  Apparemment, je ne risquais rien de la part de cet individu.  J’avais beaucoup de difficulté à croire qu’il voulait réellement me protéger, mais pour l’instant, c’était la seule option que j’avais pour allonger ma durée de vie.  Qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir de moi, celui-là?  C’était l’unique raison qui pouvait m’attirer autant de bonnes grâces de sa part.  Car oui, il était évident qu’il était également un vampire vu la vitesse à laquelle il était venu précédemment.  Et les vampires n’attirent que des ennuis aux sorcières.  Ne lâcha aucunement les deux antagonistes des yeux, je m’attendais à ce que la situation se dégénère rapidement vu la tension grimpante qui évoluait entre eux.

- Marcel voudra une explication quand on lui dira que la sorcière n’est pas morte.

Dès que je vis ce sourire mesquin apparaître sur le visage de celui qui prétendait être mon protecteur, je sus que les choses allaient mal tourner.  J’avais cette intuition intérieure que le massacre n’était plus bien loin.  Reculant de deux pas supplémentaires alors que tous les vampires étaient concentrés sur l’intrus, je commençais à me concentrer pour rassembler l’énergie suffisante pour me protéger seule en cas de pépin.  Gardant toutefois les yeux sur cet homme en smoking, je frissonnais intérieurement en entendant le « sploch » que fit le cœur maintenant vidé de sang lorsqu’il s’écrasa sur le sol.

- Ce n’est pas pour Marcel que je vous dis ça, mais pour que vous connaissiez la raison de votre mort.

Et il n’en fallut pas plus que sa fermeture aux négociations pour débuter les hostilités.  Les gestes commis par l’étranger furent si rapides qu’il me fut impossible de tout suivre.  En même temps, ils étaient d’une telle cruauté que je préférais ne pas pouvoir les regarder.  Je ne voyais que les corps et leurs divers morceaux s’écraser au sol pour se vider du liquide vital dont ils se nourrissent habituellement.  Retenant mon souffle devant tant de vies arrachées, je ne pus m’empêcher d’être légèrement sous le choc de cette scène sanguinaire, même s’il s’agissait de mes assaillants.  Alors qu’un corps traversé d’un pieu improvisé se retrouva au sol, deux vampires se précipitèrent vers moi à une vitesse phénoménale.  En temps normal, j’aurais pu réagir suffisamment rapidement pour me protéger de ce premier assaut, mais la magie étant paralysée par la peur, je ne pus que rester béate devant eux.  Ça y est, ma fin était venue.  Mais avant que je n’aie le temps de m’en repentir davantage, il bloqua le passage aux deux mécréants avant de leur arracher chacun leur cœur devant mes prunelles écarquillées.  Le souffle coupé depuis ce qui me parut être un siècle, je finis par me remettre à respirer en sentant le danger écarté en voyant les cinq derniers vampires prendre la fuite.  Il m’avait réellement protégé, finalement.  J’avais de la difficulté à le croire.  

- Alexia, je te laisse les deux de droite.

Il s’était passé beaucoup trop de choses en peu de temps pour que je sois choquée par le fait qu’il connaisse mon nom.  Tout ce qui m’importait pour le moment était de finir le travail avec ces malfrats qui ont tenté à ma vie.  Il était hors de question de les laissé s’enfuir après tout ça.  Ils avaient pu me voir ainsi que mon protecteur improvisé et ils ne devaient révéler à personne ce qui venait de se passer ici devant cette boutique voodoo.  Sans plus attendre, je tendis mes paumes vers les deux fuyards pour déverser vers eux toute ma colère.  Le pavé de la rue étant trempé d’une récente pluie, j’avais devant moi l’élément de base pour débuter un brasier qui aura raison d’eux.  Démarrant au niveau des semelles de leurs chaussures, ils eurent à peine le temps de sentir la chaleur que les flammes grimpèrent rapidement jusqu’au niveau de leurs épaules.  Leurs cris résonnèrent dans la petite rue tranquille et s’égarèrent dans la profondeur de la nuit alors que leurs carcasses calcinées s’abandonnèrent au pavé.  Malgré la scène particulière qui venait d’avoir lieu sous mes yeux, je poussais un léger soupir de soulagement tout en rabaissant lentement mes bras.  Malgré le fait que tous ces vampires aient été mis en échec, rien n’était terminé pour autant puisque je me retrouvais maintenant seule avec le plus fort et le plus rapide d’entre eux tous…

Cherchant cet inconnu aux manières élégantes du regard, c’est un peu plus loin sur le boulevard que je le trouvais, ayant terminé de mettre ses ennemis hors service.  C’est d’un pas et d’une attitude qui m’apparurent comme détendus qu’il s’avançait lentement vers moi.  Je détaillais ses gestes, sa façon de se déplacer et cette étrange idée de prendre le temps de s’essuyer les mains avec son mouchoir.  On aurait dit qu’il ne l’avait mis dans son veston que pour ça…  J’étais méfiante et, malgré ses actions héroïques à mon égard, je ne lui faisais pas confiance, même s’il tentait de ne pas m’effrayer.  Oui, il venait probablement de me sauver la vie, mais j’étais convaincue qu’il désirait quelque chose en retour.  C’était toujours ça avec les vampires.

- Stop!, fis-je en accompagnant ma parole du signe de la main approprié dans le but d’arrêter l’avancée du vampire. Je veux savoir qui tu es et ce que tu veux.

L’heure des politesses était terminée.  D’un œil extérieur, je pouvais paraître rude de m’adresser ainsi à celui qui a repoussé l’heure de ma mort.  Mais j’étais simplement tannée de me faire manipuler de gauche à droite sans savoir quoique ce soit à propos de ce Marcel, de ses règles à la noix et de cet inconnu qui sortait de nul part en prétendant vouloir me protéger.  Comme pour les précédents vampires, il paraissait en savoir beaucoup plus sur moi que je n’en savais sur lui et cela me mettait dans une position peu confortable.




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MessageSujet: Re: Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas ~ Elijah Mer 18 Juin 2014, 4:24 am

Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas


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Je continue de m'approcher lentement de la sorcière. Etant donnée la distance qui me sépare d'elle sur ce boulevard, je peux continuer à faire quelques pas encore, avant de commencer à l'effrayer. Cependant, si j'affiche un air serein et confiant à l'extérieur, il en est autrement dans mon esprit. Alexia Jakobson ... Cette jeune femme, je la connais depuis sa naissance, si ce n'est encore avant. Tout comme c'était le cas pour son père, son grand-père, et ainsi de suite au fur et à mesure des générations écoulées. Depuis vingt trois années déjà, je veille sur elle, débarquant à l'improviste, et dans l'ombre, à chaque fois que l'on m'informe que sa vie est en danger. A l'instar de ses ancêtres, cette fille fait partie intégrante de ma vie, et le sera toujours. Et malgré tout ça, malgré tout ce temps écoulé et ces actions de ma personne pour elle, malgré tous ces cadavres dont elle n'a jamais eu idée, tous ces cœurs arrachés, ces têtes tranchées, et ces morts qui auraient pu être évitées avec un minimum de bon sens ... Je n'ai plus jamais réellement vu entièrement son visage depuis sa plus tendre enfance. Mais enfin, je peux la voir. Et comme je m'en doutais, comme je l'ai toujours su, il s'agit à présent d'une magnifique jeune femme blonde comme on n'en voit rarement. Niklaus l'adorerait, à n'en point douter : il a toujours eu un faible pour les blondes. Mais moi, comment puis-je lui expliquer tout cela ? Dois-je lui raconter l'histoire de sa lignée ? Peut-être le temps est-il venu pour elle de tout savoir, mais jamais, Ô grand jamais, je n'ai imaginé une seule seconde devoir être celui le lui expliquant.

Plus loin dans son dos, à présent qu'elle est tournée vers moi, gisent les deux vampires fuyards qui n'ont finalement pas fui très loin. Plus tôt dans la soirée, une légère pluie s'est abattue sur la ville tout entière. Il n'en fallait pas plus pour permettre à une sorcière d'allumer un feu. Plus bruyant et lent que ma méthode, certes, mais on ne peut plus efficace. Et sans tâche, j'ajouterais. Elle a réduit ses deux assaillants en corps calcinés, chose qui, au final, ne me surprend pas d'elle. Me regardant avec un air mêlant frayeur et méfiance, elle ne dit mot, m'observant simplement dans ma marche. Jusqu'à ce qu'elle tende une main devant elle et hurle à mon encontre.

- Stop ! crie-t-elle dans l'espoir de m'arrêter. Je veux savoir qui tu es et ce que tu veux.

Je ne peux alors m'empêcher de sourire intérieurement à cette phrase qui sonne comme un ordre. Je viens en effet de lui sauver la vie, mais elle se montre pourtant plus irrespectueuse envers moi qu'envers cet imbécile qui lui bloquait le passage deux minutes auparavant. Ses questions sont devenues des exigences et son vouvoiement a disparu. En temps normal, étant très à cheval sur la politesse - comme Damon Salvatore a pu le remarquer à plusieurs reprises -, j'aurais réagi. Cette fois-ci, ce n'est pas le cas, ce n'est pas ce qui importe actuellement. Je m'arrête donc, gardant cet air serein sur mon visage, mes mains tâchées de sang séché l'une dans l'autre, serrant un mouchoir. Son geste de la main peut avoir deux raisons, et je le sais. Soit un simple geste courant accompagnant la parole, soit une préparation pour me contenir si jamais je venais à m'en prendre à elle. Dans les deux cas, je suis tout à fait en mesure de passer outre et de continuer ma route. Mais ce n'est nullement mon intention de l'effrayer plus que cela. Elle en a suffisamment vu pour ce soir, ce n'est pas tous les jours qu'un bataillon de vampires sanguinaires est envoyé pour elle.

- Je suis Elijah, l'un des vampires Originels. Ceci explique cela ... fais-je en détachant mon regard du sien pour observer les nombreux cadavres autour de nous, ainsi que le fait que ces hommes aient été effrayés par ma venue, je suppose. Malgré tout, en dépit du fait qu'ils savaient n'avoir aucune chance contre moi, certains ont tout de même tenté de te supprimer avant de mourir, ajouté-je à voix basse pour moi-même en faisant référence aux deux qui lui avaient bondi dessus. Leur loyauté envers Marcellus dépasse ce que j'imaginais ...
(My name is Elijah, one of the Original vampire. That explains this ... and the fact that these men were frightened by my coming, I guess. Nevertheless, despite the fact they knew they had no chance against me, some of them still tried to kill you before dying. Their loyalty to Marcellus exceed what I imagined ...)

Je ne la regarde pas dans les yeux suite à mes propos, continuant d'observer tour à tour les hommes de Marcel au sol. Je sais parfaitement quel effet procure l'énonciation de mon nom chez les sorcières, vampires et loups-garous. De la peur, de l'admiration, de la haine ... Si cela m'a plu pendant un certain moment, j'ai fini par m'en lasser au bout d'un millénaire. Tant que l'on me traite avec respect, cela me suffit. Il y a une année encore, les Originaux n'étaient pas encore parfaitement connus dans le monde. L'incompréhension des frères Salvatore et d'Elena Gilbert lors de mon arrivée à Mystic Falls me l'a confirmé. Toutefois, à présent que mon cher frère à briser sa malédiction et est devenu le tout premier hybride au monde, les choses ont changé. Tout le monde occulte connaît la famille Mikaelson. Je doute qu'Alexia, cultivée comme elle est, ignore tout de ma famille. Mais si tel est le cas, ce n'est pas plus mal.

Je reprends mon mouvement, me déplaçant lentement sur ma gauche, marchant au milieu de six cadavres sans cœur ni tête que j'observe sans curiosité particulière. Puis je poursuis ma réponse avant que mon interlocutrice ne réagisse à mes premiers propos.

- Ce que je veux, c'est ta sécurité, fais-je en tendant la main vers elle pour appuyer mes propos. Je ne sais pas pourquoi tu es ici à la Nouvelle-Orléans, Miss Jakobson, mais ce n'est pas l'endroit idéal pour une sorcière pratiquant la magie, comme tu le vois. Les vampires contrôlent actuellement le quartier, et leur leader possède une arme secrète capable de détecter n'importe quelle sorcière usant de magie. Si tu comptes rester, tu devras faire attention. Je peux te protéger de dix vampires, mais pas de cent.
(What I want is your safety. I don't know why you're here in New Orleans, Miss Jakobson, but this is not a place for a witch practicing magic, as you can see. Vampires now control the quarter, and their leader has a secret weapon capable of detecting any witch doing magic. If your plan is to stay, you have to be careful. I can protect you from ten vampires, but not from a hundred of them.)

Je m'arrête alors là, bien qu'une idée me traverse l'esprit tandis que je repose mes yeux sur la sorcière. Après tout, sa sécurité prévaut sur tout le reste, y compris sur les manigances de mon frère à l'encontre de Marcel. Je pense qu'une petite visite de courtoisie à ce vieil ami plus tard dans la nuit, afin de mettre les choses au point sur les événements de la soirée, n'est pas une mauvaise idée. Et si je dois mettre fin à la vie de l'ancien amant de ma sœur dès ce soir, ainsi qu'à celles de tous ses loyaux serviteurs, pour être certain que ma protégée reste saine et sauve, alors soit. Je le ferais. Une promesse est une promesse, et celle-ci est la plus ancienne de toutes.

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MessageSujet: Re: Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas ~ Elijah Jeu 26 Juin 2014, 2:52 pm

Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas

Finalement, j’arrivais à faire arrêter l’avancée du seul vampire vivant restant sur cette rue d’un ordre qui laissa transparaître mon état d’esprit plus que je ne l’aurais voulu.  Ne jamais montrer sa peur et ses inquiétudes était la base même pour augmenter ses chances de l’emporter lors d’une confrontation avec un ennemi.  Jusqu’à maintenant, et ce malgré le nombre important de vampires qui m’avait menacée, j’avais su garder le contrôle de moi-même.  Or, la scène d’horreur à laquelle j’avais eu droit commençait à faire entrer en moi un sentiment de panique que je tentais de repousser.  Et si le même sort m’attendait dans les minutes qui allaient suivre?  Et s’il allait exiger des années de services magiques à ses côtés pour rembourser ma dette à son égard?  Mon esprit tournait à cent milles à l’heure, déraillant dans des scénarios plus ou moins réalistes tant il était égaré.

Ma paume levée face à lui et mon ton qui ne prêtait plus à la riposte devaient avoir eu un certain effet sur lui puisqu’il s’immobilisa en conservant toutefois ses traits de pierre.  Un silence de quelques longues secondes s’installa, me laissant dans une attente inconfortable.  Le vampire meurtrier semblait bien réagir à mon commandement, mais rien ne me disait qu’une réaction aussi impulsive que rapide ne m’attendait pas dans les prochaines secondes.  J’étais nerveuse.  Très nerveuse.  Or, le puissant étranger finit par prendre la parole, répondant à mes questions durement posées.

- Je suis Elijah, l’un des vampires Originels.  Ceci explique cela ainsi que le fait que ces hommes aient été effrayés par ma venue, je suppose, expliqua-t-il alors tout en se présentant.

Un…  Un vampire Originel, lui?!  Ma surprise fut si grande que je ne pus empêcher mes yeux de s’écarquiller d’étonnement avant de laisser retomber ma paume tendue contre mon corps.  Elijah Mikaelson se trouvait devant moi et venait de me sauver d’une dizaine de vampires déterminés à me tuer pour des raisons qui m’importaient maintenant peu.  Moi qui envisageais toujours les pires scénarios, jamais je n’aurais pu m’attendre à tomber sur ces êtres surnaturels encore plus puissants que les vampires eux-mêmes.  J’avais pu apprendre l’essentiel concernant la famille Mikaelson dans les quelques pages traitant ce sujet dans les grimoires envoyés par ma cousine.  Chacun avait leur réputation bien à eux.  Heureusement pour moi, je semblais être tombée sur le bon Mikaelson, quoique les choses ont eu amplement le temps de changer en quelques siècles…

- Malgré tout, en dépit du fait qu’ils savaient n’avoir aucune chance contre moi, certains ont tout de même tenté de te supprimer avant de mourir…, poursuivit-il en mettant fin à mes pensées avant de murmurer quelque chose que je n’entendis pas de là où je me trouvais.

L’observant sans gêne de la tête au pied et détaillant ses moindres gestes avec curiosité, je n’arrivais pas à croire que j’étais tombé sur l’un des Originaux.  Peut-être devrais-je être davantage effrayée ou sur mes gardes comme ma raison me le dirait, mais voilà que ces sentiments défensifs s’estompaient petit à petit, sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit.  On aurait dit qu’Elijah inspirait ma confiance.  Étais-ce une bonne chose ou bien s’agissait-il d’un piège tendu par un vampire aux manières charmeuses?  Je n’en avais pas la moindre idée pour l’instant.  Il n’était pas sans dire qu’après ce massacre dont il observait les victimes en faisant lentement le tour de leur carcasse d’un pas lent et calculé, rien ne me prouvait que je n’étais pas la prochaine sur la liste.  Comme s’il avait pu lire dans mes pensées, il poursuivit son discours tout en continuant à observer les morts.

- Ce que je veux, c’est ta sécurité., fit-il tendant sa paume vers moi pour me désigner avant d’enchaîner.  Je ne sais pas pourquoi tu es ici à la Nouvelle-Orléans, Miss Jakobson, mais ce n’est pas l’endroit idéal pour une sorcière pratiquant la magie, comme tu le vois.  Les vampires contrôlent actuellement le quartier et leur leader possède une arme secrète permettant de détecter n’importe quelle sorcière usant de magie.

Voilà donc finalement pourquoi ces vampires avaient su si rapidement qui j’étais et là où je me trouvais!  Par contre, comment une telle arme permettant de détecter tout usage de la magie pouvait-elle exister?  Comment était-ce possible de concevoir un tel engin ayant la portée d’un aussi grand quartier?!  Malgré toutes mes lectures et mes connaissances, je n’avais jamais rien lu sur l’existence de quelque chose de similaire à ce qu’avançait l’Original.  Mais les faits restaient là : ces vampires m’avaient trouvée suite à une décision imprévue de ma part.  Et chose certaine, avec le sort d’immolation que j’avais engendrée, les vampires devaient avoir une idée de ce qui venait de se passer en face de ce commerce voodoo.  Ils n’allaient sûrement pas tarder à revenir prendre des nouvelles de leurs anciens compagnons.

- Si tu comptes rester, tu devras faire attention, m’avertis alors l’homme au costume.  Je peux te protéger de dix vampires, mais pas de cent.

-Pourquoi?, fis-je alors, ce simple mot sortant tout seul d’entre mes lèvres tant cela faisait longtemps qu’il résonnait dans ma tête.  Pourquoi tenez-vous tant que ça à ma sécurité, alors qu’il y a visiblement plusieurs autres sorcières en ville?

Sentant alors un courant d’air dans mon dos, je jetais un rapide coup d’œil derrière mon épaule par précaution pour finalement réaliser qu’il ne s’agissait que d’un coup de vent qui faisait d’ailleurs remonter cette odeur de putréfaction et de chaire brûlée dans ma gorge, me donnant un haut le cœur.  Cette endroit et ses odeurs nauséabondes n’allait pas tarder à attirer quelques curieux, si ce n’était pas au moins que quelques charognards, mais je tenais toutefois à obtenir des réponses avant que le vampire ne s’éclipse aussi rapidement qu’il ne soit venu.



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Vampire carnivore
MessageSujet: Re: Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas ~ Elijah Jeu 26 Juin 2014, 4:58 pm




Mikaelson's diaries

Year 2014
New Orleans

A mon lecteur,

J
e me rappelle encore de ce regard qu'elle me lance alors que, d'un air calme et sérieux, je lui expose la raison de mon intervention soudaine. A nos pieds se trouvent une dizaine de vampires morts, le cœur arraché pour la plupart d'entre eux. Et pourtant, c'est sur moi que ses yeux plus ou moins ébahis sont posés, m'observant des pieds à la tête. Il est donc plus qu'évident qu'elle sait qui sont les Originaux. Cela ne me surprend pas de sa cousine, au final. Cette même cousine qui, il y a moins de dix minutes, m'a transmis un message m'annonçant le danger guettant la jeune femme. Mais d'un autre côté, est-ce le fait que je suis un vampire Originel qui la surprend, ou bien le fait que je suis Elijah ? Après tout, je me suis également fait une certaine réputation au fil des siècles, tout comme Klaus. Si ce dernier est connu pour être manipulateur, cruel, violent et extrêmement dangereux, je suis plutôt ravi de savoir que l'on me trouve plutôt charmant, noble, respectueux et, surtout, le meilleur des Mikaelson. Je n'apprécie pas ce terme, il n'y a pas de bon ni de mauvais parmi mes semblables. Mais cela me donne une idée de la façon dont je suis perçu par autrui, et ce n'est pas déplaisant.

Ma vie est longue. Très longue. Aujourd'hui, je suis le plus âgé des êtres parcourant cette planète en perpétuelle changement. J'ai vu et connu tout ce qu'un homme est en capacité de voir et de connaître. Une enfance douloureuse, un amour inconditionnel pour ma famille, un drame inoubliable au sein de celle-ci, la mort, la résurrection, l'envie de meurtre, la souffrance, la peur, la trahison, la colère, la guerre, la fuite, l'amitié indéfectible, l'amour pour une femme, la haine, la vengeance, l'espoir ... Tant d'histoires et de sentiments en plus de mille années d'existence. Et pourtant, malgré tout ce temps, jamais je ne me suis senti comme à l'instant même où cette belle jeune femme que je connais depuis toujours me demande pourquoi je l'aide elle en particulier et pas une autre. Pour tous ses ancêtres, je n'ai pas eu à me cacher. Ce lien qui unit cette vieille famille à moi-même se transmet de génération en génération au fil des siècles qui passent. Lorsque j'apparaissais pour secourir ou soutenir un Jakobson auparavant, ce fut toujours en me montrant. Tous me connaissaient et tous m'acceptaient. Il en fut décidé autrement à la naissance d'Alexia, et j'ai toujours respecté ce choix, pendant vingt trois années.

Cette dernière fut abandonnée dès sa naissance par ses parents, qui me demandèrent toutefois de veiller sur elle. J'étais contre cet abandon, mais n'avait rien à dire sur ce qui n'était pas ma famille. J'ai accepté et rempli ma part du marché. Je l'ai alors surveillée des années durant, sans aucun danger apparent. Je n'avais plus aucun lien avec Niklaus à cette époque, et ce depuis notre fuite de la Nouvelle-Orléans. Enfin, pour la première fois depuis tant de temps, je me consacrais à moi-même, et donc à la famille de mon vieil ami Jakobson. Je respectais ma promesse faite il y a tant de siècles, déjà.

Mais la voilà face à moi, me regardant avec peur, surprise et détermination à la fois. Il est évident que je l'effraie, alors que ce n'est pas ce que je veux. Et maintenant, comment lui raconter cette histoire peu probable ? Le fait que l'un de ses ancêtres soit devenu ami avec l'un des tous premiers vampires, allant à l'encontre des croyances de cette famille ? Et que, pour faire honneur à cette amitié franche entre nous deux, j'ai toujours veillé sur ses descendants ? C'est une situation que je n'ai jamais connue, et qui n'a rien à voir avec celle de la charmante Elena lorsque je lui ai raconté l'histoire de ma famille et de mon demi-frère.

- Eh bien, commencé-je à répondre d'une voix calme et charmeuse, à vrai dire, j'étais en route pour m'occuper de ces autres sorcières, d'une manière un peu moins sanguinaire évidemment, pas comme cela aurait été le cas avec ces ... déchets, lorsque ma main a commencé à me brûler.
(Well, actually, I was on my way to take care of these other witches, a less bloody way of course, not as would have been the case with these ... rubbishes, when my hand started burning me.)

Je m'arrête au milieu de ces cadavres, les désignant du regard et des mains, quittant alors des yeux la sorcière. Je commence toutefois à m'apaiser, et je sens un fin sourire confiant réapparaître sur mon visage. Relevant la tête vers mon interlocutrice, je poursuis. Nous avons tout notre temps, cette rue est déserte en pleine nuit, du fait que ce sont les sorcières qui la fréquentent généralement, d'où la boutique vaudou. Pour les autres, ce boulevard est dit maudit en pleine nuit.

- Je savais ce que c'était avant même d'ouvrir la main, continué-je, même si la surprise fut de taille, je l'admets.
(I knew what it was before opening my hand, even if this was a huge surprise, I admit.)

Je plonge alors en finesse deux doigts dans la poche poitrine de ma veste, là où se trouvait un instant plus tôt un mouchoir de soie blanc soigneusement plié, et en ressors le petit bout de papier de l'autre femme de la lignée Jakobson. J'enjambe sans encombre les jambes immobiles du leader de cette troupe infâme de vampires, à l'aide d'un large pas, pour tendre mon bras et ma main vers ma protégée. Au bout de mes doigts se trouve l'écriture de Judy.

- En ouvrant ma paume, voici ce qu'il se trouvait en son creux. Prends-le, je pense que tu reconnaîtras l'écriture qui s'y trouve, bien que cela ait été griffonné à la hâte.
(Opening my palm, here is what was in his hollow. Take it, I think you will recognize this writing, although it has been hastily scribbled.)

A présent, si Alexia veut vraiment en savoir plus, elle doit s'avancer et prendre ce papier. Cela prouverait qu'elle me fait un minimum confiance, en plus d'être un bon début pour le récit qui va suivre. J'ai été si actif dans sa vie, du fait qu'elle était seule et abandonnée contrairement aux précédents Jakobson, qu'apprendre à quel point c'est le cas pourrait l'effrayer.

Elijah
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MessageSujet: Re: Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas ~ Elijah Ven 25 Juil 2014, 9:34 pm

Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas

Enfin, les dés étaient jetés.  La soudaine montée d’adrénaline engendrée par l’offensive inattendue d’une dizaine de vampires résidents de la Nouvelle-Orléans étant désormais retombée, j’arrivais maintenant à mieux ordonner ma pensée.  Bien sûr, l’effet de surprise suite à l’arrivée de celui qui se présenta ensuite comme Elijah, l’aîné des vampires Originaux, était quant à lui toujours bien en place.  Malgré tout, me retrouvant désormais seule avec le plus âgé des Originaux, un sentiment de sécurité bien précaire m’envahit alors que les corps meurtris de mes précédents attaquants jonchaient le sol.  Était-ce ses manières distinguées, les légers sourires qu’il laissait s’échapper de temps à autre ou encore le respect que cet homme m’inspirait qui me laissait avoir un peu confiance en lui?  Ses gestes et son attitude ne laissaient aucun doute quant à son sérieux.  Ses réelles intentions demeuraient pourtant très difficiles à cerner.  Bien que l’apparition d’Elijah venait probablement de me sauver d’une mort précoce et douloureuse, j’avais de la difficulté à le croire lorsqu’il mentionna que j’étais sous sa protection.  

Demeurant à l’écart suite à mon ordre, il circulait maintenant entre les restes des vampires mutilés, décapités ou brûlés alors que j’élaborais ma précédente réflexion.  Ces immortels de la Nouvelle-Orléans possédaient donc apparemment une arme mystérieuse leur permettant de visualiser les sorcières pratiquant la magie en ville.  J’allais donc devoir abandonner l’usage de la magie et me laisser dominer par les vampires qui connaissaient désormais mon identité, chose qui ne me plaisait guère, étant nomade et habituée à mon indépendance et ma liberté totale.  Allais-je vivre dans cette ville touristique reconnue mondialement malgré tous les dangers qui me guettaient?  C’était la question indirecte que me posait l’Original, un peu plus tôt.  Pour le moment, il n’était pas question que je reparte sans trouver les réponses à mes questions.  Et j’étais prête à parier qu’Elijah était la clé vers le but de ma quête.  Et puis, je n’avais pas peur et je n’avais pas besoin de sa protection.  Enfin, si…  Mais je détestais dépendre d’autrui sur quelque plan que ce soit.

- Pourquoi?  Pourquoi tenez-vous tant que ça à ma sécurité, alors qu’il y a visiblement plusieurs autres sorcières en ville?, fis-je en verbalisant finalement la question qui me tiraillait depuis la fin des hostilités.

Honnêtement, m’étant habituée à ne jamais recevoir de réelle et tangible réponse de la part des vampires, je m’attendais sincèrement à ce que celui qui se tenait devant moi ne fasse pas exception aux habitudes que les autres de son espèce m’avaient laissé voir.  En l’espace d’un instant, je revis en mémoire les visages de la vampire s’en étant pris à mon frère durant mon enfance ainsi que d’un autre qui m’avait confronté de face durant mon périple en Europe, ce qui tendit les traits de mon visage sous ces souvenirs douloureux.  Or, contrairement à ces prédécesseurs, Elijah se lança tout aussi naturellement qu’un poisson dans l’eau à ses explications et ce malgré la tension qui planait toujours dans l’air frais de la nuit qui emplissait la ruelle déserte.

- Eh bien, à vrai dire, j'étais en route pour m'occuper de ces autres sorcières, d'une manière un peu moins sanguinaire évidemment, expliqua non-chalamment l’Original, comme s’il c’était agit de courses de tous les jours, avant de poursuivre.  Pas comme cela aurait été le cas avec ces... déchets, lorsque ma main a commencé à me brûler.

Bien que mon attention fut d’abord portée sur les sorcières qu’il avait initialement énoncées ainsi que le traîtement peu commode qu’il leur avait réservé, ma curiosité se concentra davantage sur la toute fin de ses propos.  D’abord, le dégoût qu’il afficha face à sa propre race me surprit.  Certes, je le croyais maintenant, Elijah était contre les consignes que voulaient exécuter ces vampires affamés, mais cela en lui seul pouvait-il justifier un dégoût d’une telle profondeur?  Ce Marcel clamé comme étant le patron de la bande s’en étant pris à moi devait sûrement y être pour quelque chose…  Et que dire de cette sensation de brûlure au creux de sa paume?  Est-ce que cela signifiait réellement ce que je pensais…?!  Mes prunelles autrefois méfiantes s’écarquillèrent de curiosité.

- Je savais ce que c'était avant même d'ouvrir la main, continué-je, même si la surprise fut de taille, je l'admets.

Suivant chacun des moindres mouvements du vampire classique du regard, je le détaillais alors qu’il glissa lentement ses doigts dans la poche de son veston dispendieux qui lui allait comme un gant pour finalement le voir en sortir un morceau de papier usé et chiffonné.

- Un sort de transmission de message…, ne pus-je m’empêcher de s’échapper dans un murmure surpris.

J’en n’en croyais pas mes yeux!  Qui avait bien pu transmettre un message à l’Original?  Et en quoi cela pouvait-il bien me concerner, moi une sorcière perdue en ce bas monde?  Bien que je ne croyais pas vraiment en cette option suite au comportement d’Elijah qui me paraissait sincère, était-ce possible qu’il ne me raconte des histoires pour me mettre à son service?  Non, j’avais de la difficulté à y croire.  Regardant le vampire franchir lentement les décombres de chairs qui nous séparait, je devinais son geste avant qu’il ne tende ce bout de papier qui avait brûlé son épiderme plus tôt dans la journée.

- En ouvrant ma paume, voici ce qu'il se trouvait en son creux, fit-il, la petite feuille froissée tendue devant lui. Prends-le, je pense que tu reconnaîtras l'écriture qui s'y trouve, bien que cela ait été griffonné à la hâte.

Mon regard étonné et inquiet voyagea à plusieurs reprises entre les prunelles noisettes et profondes du vampire et le trésor qu’il me tendait.  J’hésitais.  Une bonne quinzaine de secondes s’écoulèrent, mais elles me parurent beaucoup plus longues puisque je réfléchissais à toute allure.  J’avais peur.  Très peur.  Toutefois, la source de mes craintes était loin d’être l’Original à un pas et demi de moi.  C’était le contenu de ce papier voyageur qui m’effrayait plus que tout autre potentiel danger, en cet instant précis.  Ce que j’allais y retrouver était un grand mystère tout en étant, je pouvais le sentir, un point de pivot important pour la suite des événements.  Mon cœur battait à la chamade et je pouvais sentir chacun des battements se serrer dans le creux de ma gorge.  Qu’allais-je découvrir dans les secondes à venir?  Comment ça, « je reconnaîtrais l’écriture » ?

Bravant la torpeur qui m’avait tranquillement gagnée, je soulevais ma main droite et allais doucement saisir la fragile feuille entre mes doigts pour ensuite la ramener vers moi.  Sans vraiment porter mon attention sur celui qui se proclamait mon protecteur, je palpais le vieux papier entre mes doigts et sentis qu’il avait violemment été arraché d’un manuscrit ancien.  Prenant une profonde respiration, j’ouvris alors rapidement la feuille pliée en deux pour y lire le message que je redoutais tant.  

« Danger Alexia, Jardin Gris, Nouvelle-Orléans »

Ma gorge se serra soudainement alors que mon cœur rata un bond.  Elijah avait raison.  Je reconnaissais parfaitement l’auteure de cette écriture que j’avais lue et relue plus d’un millier de fois au cours des dernières années.  C’était celle de Judy.  Confuse, je ne savais pas trop quoi penser de ce message.  Judy…  Pourquoi avais-tu prévenu l’un des vampires les plus puissants de la Terre que j’étais en danger?  Pourquoi lui avoir dit que je me trouvais en face du Jardin Gris dans une position délicate?  Pourquoi ne pas être venue m’aider toi-même?  Pourquoi t’être cachée durant toutes ces années alors que je donnerais n’importe quoi pour te retrouver?  Perdue, je relus le message deux autres fois, avec l’espoir d’y trouver le moindre indice qui pourrait répondre à mes nombreuses questions, en vain.  

Une foule de sentiments grimpaient graduellement en moi, mais j’ignorais vers lequel osciller.  D’abord, j’étais frustrée contre ma cousine qui ne faisait que m’éviter depuis le tout début en plus de remplir mon esprit de mystères plus insolvables les uns que les autres.  Excepté les grimoires qu’elle m’envoyait à chacun de mes anniversaires, je n’avais rien d’elle, aucun signe de vie, aucune preuve qu’elle se souciait réellement de mon sort, au point que je commençais à douter de son existence.  Ma colère et mon incompréhension étaient amplifiées par le fait qu’elle communique avec cet Original qu’elle connaissait visiblement mieux que moi qui étais de son propre sang.  Avait-elle peur de venir me voir d’elle-même?  Pourquoi devait-elle envoyer autrui à sa place?  En même temps, j’étais touchée par la protection qu’elle venait de m’assurer en cette soirée durant laquelle j’aurais clairement et facilement pu m’éteindre.  Mais cette rassurante sensation pesait bien peu face à la frustration accumulée avec les années qui semblait maintenant refaire surface.

Gardant la feuille au creux de ma paume, je relevais mon regard confus vers le destinataire initial du message.  Elijah connaissait ma cousine.  L’avait-il déjà rencontrée ou le manipulait-elle comme elle le faisait avec moi à l’aide de ses grimoires?  Moi qui était seule et abandonnée depuis toutes ces années, pourquoi n’était-elle pas venue m’aider, me soutenir quand j’en avais réellement besoin?  À cette pensée, mes yeux se gonflèrent de larmes que je ravalais malgré moi.  C’était probablement déjà raté, mais je devais au moins éviter de montrer une partie de ma tristesse et de ma frustration à celui qui m’avait aujourd’hui sauvé la vie au nom de Judy.

- Où est-elle?, demandais-je en me concentrant pour demeurer calme.   Où est Judy?  J’aimerais que vous me meniez jusqu’à elle.



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Spoiler:
 




Dernière édition par Alexia Jakobson le Lun 28 Juil 2014, 12:16 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas ~ Elijah Dim 27 Juil 2014, 8:07 pm




Mikaelson's diaries

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New Orleans

A mon lecteur,

L
e temps est long, toujours. Surtout en certaines occasions. Etrangement, lorsque l'ambiance est tendue et que l'on attend impatiemment quelque chose ou quelqu'un, le temps semble s'écouler encore plus lentement. Telle est ma théorie, celle que j'ai pu étudier au cours de mon interminable vie immortelle. Au contraire, lorsque nous ne pensons à rien et ne souhaitons rien - comme tel est le cas avec une dague en argent préalablement plongée dans les cendre du Grand Chêne dans le coeur -, le temps passe à une allure folle. Trois mois se sont écoulés alors que cela ne fait que cinq courtes secondes pour nous. Dans le cas présent, face à la dernière de la lignée Jakobson, c'est la première partie de la théorie qui vient se vérifier. Je reste en effet ainsi, le bras tendu en avant avec ce minuscule bout de papier entre les doigts, durant un moment qui me paraît une éternité. Mon souhait est qu'elle le prenne, afin de me prouver - en partie certes - qu'elle a un minimum confiance en moi.

Finalement, après une quinzaine de secondes qui me paraissent durer une minute entière, et le tout sans un bruit ni une quelconque parole échangée, Alexia fait un pas en avant et attrape le message de sa cousine. Elle pense pouvoir la dissimuler, mais cela ne passe pas avec moi. Je la sens. Je l'entends. Je la vois à travers elle, comme je l'ai vu à travers beaucoup de personnes en mille années d'existence : sa crainte, sa peur. La peur non pas de la mort, mais de l'inconnu. Car elle a déjà vu la mort, et de près. Et sans ma présence autour d'elle depuis tout ce temps, elle aurait fait plus que simplement la voir ... Cependant, à l'instant, ce n'est pas ma présence qui l'effraie, ce ne sont pas ces cadavres de vampires meurtriers qui font battre son coeur si fort et si rapidement, mais simplement ce bout de papier, qu'elle tient à présent dans le creux de sa main. J'imagine qu'elle sait d'où il provient, et je suis bien placé pour savoir que la famille est ce qu'il y a de plus beau, de plus fort ... et de plus effrayant. Bien que ma famille soit un cas à part, avouons-le.

Alexia pose enfin les yeux sur l'écriture qui nous est familière à tous les deux, ne faisant plus attention à moi ni à quoique ce soit d'autre. Beaucoup de questions doivent lui arriver à l'esprit à l'instant même où elle discerne les courbes de l'écriture hâtive de sa cousine. Enfin, les mains tremblantes, elle relève les yeux vers moi tandis que son coeur continue de battre la chamade. A présent, ses magnifiques yeux bleus-gris brillent à la faible lumière des quelques lampadaires disséminés ça et là tout au long de ce boulevard et en éclairant pauvrement les trottoirs. La gorge nouée, elle parvient tout de même à me poser une nouvelle question, d'un ton toutefois presque aussi autoritaire que précédemment. Mais je suis préparé, je sais que cette nuit va être celle des questions et des révélations.

- Où est-elle ? me fait-elle donc. Ou est Judy ? précise-t-elle en me prouvant alors qu'elle a bel et bien reconnu l'écriture de sa cousine. J'aimerais que vous me meniez jusqu'à elle.

Il s'agit là de la première déception à laquelle va devoir faire face ma jeune protégée cette nuit, car je n'ai aucune idée de l'emplacement le l'autre Jakobson. Je n'ai jamais cherché à le savoir, malgré ces nombreux messages que j'ai reçus d'elle au cours des dernières années. La trouver, elle, n'a jamais fait partie du marché.
En tant que véritable gentleman, je me détourne lentement de mon interlocutrice peinée, la laissant sécher ses larmes sans qu'elle n'ait de témoin pour cela. Je me doute qu'elle n'a pas besoin de cela.

- Je n'en ai malheureusement aucune idée, fais-je en regardant les trois cadavres que je viens d'enjamber sans pour autant réellement les voir. Pour tout te dire, je ne l'ai rencontrée que deux fois au cours de sa vie, et je ne pense pas qu'elle se souvienne réellement de mon visage. Quant au sien, il a dû énormément changer, depuis le temps ...
(Unfortunately, I have no clue. Actually, I have met her only twice in her life, and I do not think she actually remembers my face. As for his own, it should have greatly changed in the mean time ...)

Je suis maintenant perdu dans mes pensées, repensant à ces deux jours passés avec les descendants de mon ancien ami. J'avais été convié à venir voir la dernière née des Jakobson quelques jours après sa naissance, comme cela fut régulièrement le cas à chaque naissance parmi cette noble et vieille famille. C'est également ce jour-là que j'appris qu'une autre naissance était proche : le frère du père de Judy venait d'apprendre que sa femme était enceinte de quelques semaines seulement. Je savais donc que j'allais prochainement revoir la famille au complet, afin de célébrer la naissance de ce petit garçon ou de cette petite fille à venir.

- La première fois fut une petite semaine après sa naissance, pour me la présenter, poursuis-je en me retournant de nouveau vers elle bien que légèrement éloigné. Comme ce fut le cas pour toi, à ta naissance, quelque mois plus tard. La seconde fois, elle devait avoir sept ans, si je me souviens bien. Une petite fille pleine de joie et de magie, qui a eu une chance que tu n'as pas eu : sa véritable famille.
(The first time, this was a short week after her birth, for introducing me. Just like it was the case for you, at your birth, some months later. The second time, she was seven years old, if I remember correctly. A girl full of joy and magic, which took a chance that you didn't have : her real family.)

Je marque une brève pause après l'évocation de ce souvenir douloureux pour elle. A moi aussi, cela me rappelle quelque chose : le jour où l'on me l'a présentée, à sa naissance, m'annonçant qu'il s'agissait d'une fille douée de magie, comme Judy. Le jour où, malgré ma désapprobation, son père annonça vouloir s'en séparer et où sa mère approuva malgré elle. Je suis un invité d'honneur, certes, mais pas un membre de la famille. Je les protége peut-être depuis des siècles, mais je reste un Mikaelson, un vampire, dont la parole ne fut pas écoutée. Mais après tout, ce n'était pas mes affaires, pas mon travail. Je ne devais et ne dois pas m'immiscer dans les affaires internes des Jakobson, comme me l'a fait promettre Harold.

- Je pourrais certainement la retrouver facilement, mais je n'ai pas à le faire, j'en suis désolé, achevé-je afin de mettre un terme à cette première demande.
(I could certainly find her easily, but I am not allowed to do this, I'm sorry.)

Les mains de nouveaux dans les poches, je l'observe. Je devine qu'elle ne lâchera pas le morceau aussi facilement maintenant qu'elle connaît quelqu'un pouvant possiblement la mener au seul membre de sa famille qu'elle connaisse, même de loin. Mais elle n'obtiendra rien de moi, car c'est contre la volonté actuelle de Judy, comme du reste de sa famille. Peut-être y reviendra-t-elle plus tard, pour se concentrer sur autre chose pour le moment. Peut-être pas. Je n'ai jamais su sonder cette famille, alors que je sonde si bien les autres. C'est l'une des raisons au fait que je m'entendais si bien avec lui, j'imagine.

Elijah
© sobade.


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MessageSujet: Re: Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas ~ Elijah Lun 28 Juil 2014, 6:10 pm

Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas

Je n’arrivais pas y croire.  C’était impossible.  Je devais rêver.  Oui, c’était ça!  J’étais en train de faire un terrible cauchemar et je vais me réveiller sous peu dans mon appartement ou encore dans l’avion en route vers cette terre d’Amérique dont j’avais tant entendu parler.  Je tentais de toutes mes forces d’oublier l’odeur répugnante de la chair humaine, la vue de ces corps désarticulés, le toucher de cette brise fraîche circulant dans cette petite rue tranquille, le son de la voix de celui qui semblait être mon protecteur ainsi que le goût de cette peur grandissante qui s’installait en moi.  Je me concentrais davantage pour m’imaginer la douceur des draps neufs de mon lit sur ma peau en plus de l’odeur de bois poussiéreux qui agrémentait en permanence l’ambiance de mon logis en cette ville étrangère.  Tout pour me convaincre que ce qui se déroulait bel et bien devant mes yeux n’était pas tangible.  Mais j’avais tort et plus le temps avançait, plus je savais que ma réalité se trouvait bien dans cette rue sombre, face à Elijah Mikaelson, que je regardais à travers l’eau salée qui gonflait mes prunelles.  Judy…  n’était-ce pas toi qui avait écris dans l’un de tes grimoires qu’il ne fallait jamais utiliser ou ni même tenter d’utiliser les plus puissants vampire de l’histoire à son avantage?  Pourquoi donc envoyer le plus âgé d’entre eux à mon secours?   Judy était la toute dernière famille qui me restait.  Comment expliquer qu’elle était la première à fuir ma présence?  Pourquoi ne pas venir me rejoindre elle-même pour que nous puissions faire face à ce monde ensemble, toutes les deux?  Les quelques mots griffonnés vite fait sur ce mince bout de papier que m’avait tendu Elijah avaient eu l’effet d’une bombe nucléaire en moi.  

- Où est-elle?  Où est Judy?, demandais-je d’un ton que je voulus autoritaire malgré le mélange haut en intensité de tristesse et de frustration qui m’habitait.  J’aimerais que vous me meniez jusqu’à elle.

Mon cœur se serra dans ma poitrine alors que l’ensemble de mon corps se figea lorsque le destinataire de mes interrogations se détourna de moi pour reporter son attention sur quelques-uns des cadavres à proximité.  Non….  Comment l’un des vampires Originaux pouvait se laisser envoyer un message sans pousser plus loin l’investigation?  Peut-être n’en avait-il pas encore eu le temps étant donné l’urgence de la situation…?  J’avais beau tenter de trouver des excuses, mais je n’étais pas dupe : je pouvais bien voir le malaise de mon protecteur face à ma demande.   Déjà, avant même qu’il ne prononce un seul mot, je sentis une première larme s’écouler le long de ma joue.  Pitié, dites-moi que ce n’est pas possible…  

- Je n’en ai malheureusement aucune idée, commença-t-il d’un ton neutre.  Pour tout te dire, je ne l’ai rencontré que deux fois au cours de sa vie et je ne pense pas qu’elle se souvienne réellement de mon visage.  Quant au sien, il a dû énormément changer, depuis le temps…

Ma plus grande peur fut ainsi confirmée de la bouche d’Elijah.  Ma propre famille me fuyait.  Judy me fuyait alors que j’avais besoin d’elle plus que jamais.  Des années de recherche afin de retracer qui que ce soit de mon propre sang alors que ces personnes ne voulaient manifestement pas être retrouvées.  Qui étais-je à leurs?  Qu’était la notion de famille pour eux?  Je n’arrivais pas à comprendre…  Et je ne comprenais pas non plus pourquoi Elijah ne semblait même pas s’être donné la peine de la retrouver, celle de qui il reçoit des consignes.  Depuis quand les Originaux obéissaient aveuglément à une sorcière ou à quiconque d’ailleurs?  Et voilà qu’il semblait sous-entendre avoir rencontrée Judy alors qu’elle n’était qu’une enfant.  Pourquoi?  Et comment avait-elle réussi à amadouer cet Original alors qu’elle était toute petite alors qu’il ne semblait même pas prêt à vouloir m’aider à la retrouver aujourd’hui?  Quelque chose ne tournait pas rond dans cette histoire…  Ne quittant pas l’homme qui semblait avoir à peine une trentaine d’années en apparence, il finit par poursuivre après un moment de silence qui parut me durer un siècle entier.  Cherchait-il simplement à me faire languir ou était-il réellement perdu dans un élan de nostalgie?  Difficile à dire alors que mon regard était toujours brouillé par quelques larmes qui roulaient toujours le long de mes joues.

- La première fois fut une petite semaine après sa naissance, pour me la présenter.  Comment ce fut le cas pour toi, à ta naissance, quelques mois plus tard.

Mon souffle fut coupé net lorsqu’Elijah prononça sa dernière phrase.  Le brun de ses yeux nouvellement posés dans les miens reflétait une sincérité qui ne me permit pas de mettre ses paroles en doute.  Les mots, inutiles dans de telles circonstances, fuirent ma bouche et mon esprit comme si je n’avais su comment parler.  Seuls mon corps entier qui se raidit, mes yeux qui s’écarquillèrent encore plus grand que précédemment, mes pleurs qui cessèrent comme épuisés par cette dure soirée et mes lèvres qui s’entrouvrirent de béatitude sans savoir quoi faire ensuite furent les principaux signes, dépourvus de censure, qui témoignèrent du choc que ces simples mots eurent en moi.  Qu’est-ce qu’il venait de dire?!  Stipulait-il que notre rencontre aujourd’hui était loin d’être notre première?!  De toutes les choses qui auraient pu sortir des lèvres de l’Original, jamais je n’aurais pu envisager quelque chose de semblable.  Alors qu’il parlait de Judy, je ne m’attendais pas du tout à ce que le sujet dérape sur un autre sujet…  encore moins sur moi!  Combien de fois m’avait-il ainsi rencontrée?  M’avait-il fait oublier ces souvenirs pour couvrir ses arrières?  Les couvrir de qui?  Me souvenant alors qu’il était impossible d’hypnotiser les sorcières, j’écartais rapidement cette hypothèse.  Alors pourquoi me visiter alors que je venais à peine d’être déposée dans mon berceau?!

- Et la seconde fois, elle devait avoir sept ans, si je me souviens bien, poursuivit-il alors, sans me laisser le temps de reprendre mon souffle.  Une petite fille pleine de joie et de magie, qui a eu une chance que tu n’as pas eu : sa véritable famille.

Un coup de poignard en plein coeur.  Non, la douleur était plus lancinante et déchirante en plus de durer beaucoup plus longtemps qu'une blessure infligée par ce type d'arme blanche.  Ma famille...  Mes parents biologiques qui m'avaient lâchement abandonnée alors que je venais à peine de naître.  C'est ce que les premiers mots que m'avaient adressés Judy m'avait révélé.  Mais ce n'était pas cette famille de sang qui me faisait agoniser de l'intérieur.  C'était Maman, papa et Mathis... ou plutôt leur absence, mon abandon.  Eux étaient ma vraie famille.  Leurs visages m'apparaissaient comme si je ne les avais jamais quitté, figés dans le temps.  Ma mère, si douce et aimante, et mon père si fier et tellement présent pour leur fille qui n'était pas la leur.  Et Mathis, mon cher Mathis...  Rien que de prononcer son prénom me déprimais pour la semaine à venir.  J'avais dû lui faire tellement de peine et lui causer tant de souffrances, à ce bonhomme qui avait une dizaine d'année à l'époque.  Je me souvenais de ses cheveux si clairs derrière lesquels il cachait ses grands yeux bleus mesquins mais si doux!  Je pouvais retracer sa moue encore enfantine qui pourtant se donnait déjà des airs de grand garçon quand il tentait de m'impressionner!  Je pouvais encore entendre ses jérémiades lorsqu'il me trouvait ridicule de passer autant de temps dans le boisé derrière la maison.  Une vague de souvenirs heureux du même genre m'envahirent soudainement, me faisant momentanément perdre les notions du temps et de l'espace tout en rouvrant une plaie que j'avais pourtant solidement refermée.  Je m'étais toujours interdit de penser à ma famille que j'avais lâchement abandonnée.  J'avais beau me donner de belles excuses, me disant que c'était uniquement pour les protéger d'un monde dont ils n'avaient pas connaissance.  Mais, au fond de moi, je savais que les dommages causés à ceux que j'aimais le plus en ce monde étaient entièrement ma faute.

- Je pourrais certainement la retrouver facilement, mais je n'ai pas à le faire, j'en suis désolé.  

Sous les nouvelles paroles d'Elijah, mes souvenirs s'évaporèrent et je vis à nouveau le pavé de cette sombre rue sur lequel mes yeux s'étaient abaissés.  Mes bras serrés contre mon corps se dénouèrent lentement pour se reposer le long de mon corps alors que mon attention se redirigea vers celui envers qui j'avais soudainement tant d'espoir.  Il était le seul que je connaisse à avoir un lien, aussi minime soit-il, avec Judy.  Ce qu'il me dit me surpris toutefois peu puisqu'il m'avait laissé plusieurs pistes me permettant de le deviner.  S'il avait vraiment voulu trouver Judy, il l'aurait fait depuis longtemps déjà.  Ce que je concevais difficilement, c'était qu'il n'ai jamais voulu la retrouver, justement.  Il me semble que pour n'importe qui, vampires et toutes espèces confondues, c'était la moindre des choses que de savoir pourquoi nous devrions accomplir les consignes données, non?  Alors pourquoi obéir aveuglément à une sorcière, qui plus est?  Pourquoi tant d'attachements envers Judy et moi alors que les vampires méprisent généralement les êtres dotés de magie?  Ma cousine avait-elle été abandonnée, elle aussi?  Apparemment non, si je me fiais à ses propos d'un peu plus tôt...  Alors pourquoi?

Chose certaine, maintenant que j'avais une piste plus que tangible me menant directement à Judy, il était hors de question que je l'abandonne.  Plus jamais je n'allais laisser ma famille derrière sans demander mon reste.  Même si ça prendrait du temps, je finirais par retrouver cette cousine qui semble elle aussi tenir à ma survie.

- Vous avez raison, Elijah.  Vous n'avez aucune obligation envers moi, fis-je d'un ton neutre en plongeant mes yeux dans les siens.  Mais je retrouverais Judy, même si pour cela je dois me mettre en danger.  

Je n'étais pas en colère suite au refus d'Elijah et les larmes de chagrin avaient cessé de couler depuis que j'avais refermer la serrure autour de ce paquet de souvenirs de mon enfance.  Ma détermination ne se trouvait simplement renforcée par ces morceaux d'histoire qui s'aboutaient tranquillement.  Toutes ces révélations tourbillonnaient dans ma tête alors que je tentais de m'imprégner de chacun des détails mentionnés par l'Original.  Je ne savais pas pourquoi Elijah prenait le temps de me raconter tout cela alors qu'il avait initialement d'autres plans pour sa soirée.  Or, je lui étais vraiment reconnaissante pour l'honnêteté et la transparence dont il fit preuve.  Les rumeurs ne mentaient pas sur son rigoureux sens de l'honneur.  Même si encore plusieurs questions me rongeaient encore l'esprit, je fis le tri et n'en posait qu'une seule qui risquait fort de fournir des éléments pour répondre à de nombreuses autres.  Elle ressemblait étrangement à ma question initiale qui n'avait d'ailleurs été répondue que partiellement.

- Pourquoi Judy et moi?  Qu'avons-nous que les autres sorcières n'ont pas?, commençais-je, piquée de curiosité. Et pourquoi avoir cessé de la suivre, elle?



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MessageSujet: Re: Il faut se garder de ceux qu'on ne connaît pas ~ Elijah Jeu 31 Juil 2014, 8:20 pm




Mikaelson's diaries

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New Orleans

A mon lecteur,

J
e vois à présent aisément les traits tendus et surpris de la magnifique jeune femme qui me fait face. Elle doit réfléchir à cent à l'heure, tentant d'assimiler tous mes propos à la fois, ainsi que d'en comprendre le sens. A vrai dire, si j'avais été dans sa position, j'aurais probablement perdu patience, bien que cela ne soit pas mon genre. Je suis peu enclin à suivre ceux qui tournent longuement autour du pot, et pourtant je fais moi-même partie de cette catégorie de personne. J'apprécie que les choses soient vite et bien dites, mais me voilà en train de faire des allusions tout au long de ma réponse. Il est vrai qu'il y a énormément de choses à dire concernant toute cette histoire entourant les Jakobson et moi-même, et qu'il est donc difficile de savoir comment s'y prendre. Cependant, j'ai également acquis, au fil des siècles, une âme de conteur qui, à présent, est définitivement incrustée en moi. De mon point de vue, ma façon d'expliquer rend les événements plus ... dramatiques.

En revanche, pour Alexia, cela ne sert pas à grand chose. Je ne fais, au final, que répondre à sa simple question en cinq fois plus de temps qu'il n'en lui a fallu pour m'interroger, tout en ajoutant toujours plus de mystère, et donc plus de questions. Heureusement que, comme je l'ai déjà dit, nous avons tout le temps qu'il faut. Personne ne s'aventurera par ici cette nuit, à part deux exceptions : un vampire - qui finira aussitôt comme ses partenaires et qui ne verra donc plus jamais la lumière du jour - et une sorcière du quartier - que je n'hésiterai pas à prendre à parti pour discuter du cas Sophie Deveraux de façon peu aimable, et ce malgré la présence de la Jakobson. En dehors de ces éventualités, aucun humain ne viendra par ici, sur cette rue ensanglantée, avant le lever du soleil, soit encore dans de nombreuses heures. Alexia a donc tout son temps pour me poser ses questions, auxquelles je suis bien décidé à répondre à chacune d'entre elles sans ne rien cacher. A bientôt vingt-trois ans, cette sorcière a bien le droit de connaître les raisons de cette vie si mouvementée, ainsi que celles de ma présence en ce lieu, ce jour, avec un bout de papier écrit par sa cousine directe.

- Vous avez raison, Elijah, me répond-elle suite à mes excuses. Vous n'avez aucune obligation envers moi. Mais je retrouverais Judy, même si pour cela je dois me mettre en danger.

Je fronce soudainement les sourcils. Qu'entend-elle par "même si pour cela je dois me mettre en danger" ? A-t-elle l'intention de recommencer à pratiquer la magie ici, à la Nouvelle-Orléans, pour retrouver Judy ? Ou, pire encore, compte-t-elle encore attirer plus de vampires à elle pour que je l'en débarrasse, en espérant qu'après de nombreux échauffourées je daigne enfin mener ma petite enquête pour retrouver l'autre Jakobson et ne plus avoir à craindre pour sa vie ? Si telle est réellement son intention, elle devra savoir que je suis prêt à éliminer jusqu'au dernier les vampires du quartier - Marcel y compris - dès ce soir afin de ne pas prendre de risque. Car entre l'hypothétique mission que s'est donnée Niklaus vis à vis de Marcellus et du quartier en général, et la sécurité garantie de cette sorcière qui me fait face, le choix est tout fait. "Pour toujours et à jamais" est peut-être une promesse faite à mon frère il y a mille ans, mais, contrairement à cette dernière, celle faite quelques décennies plus tard avec cette puissance lignée magique n'a jamais été rompu. Pas une seule fois. Klaus ne pourrait pas en dire autant, lui qui m'a trahi et même brisé à plusieurs reprises.

- Pourquoi Judy et moi ? continue alors la blonde alors que je me retourne de nouveau totalement face à elle, l'air sérieux. Qu'avons-nous que les autres sorcières n'ont pas ? Et pourquoi avoir cessé de la suivre, elle ?

De nouveau, j'affiche un sourire alors que je prépare ma réponse. Ce n'est pas un geste d'amabilité, ni un pour la rassurer. Simplement, je vais de nouveau prendre mon temps et beaucoup parler pour répondre à toutes ses demandes. A ma façon. On ne change plus après un millénaire, de toute façon ...

- Tu as tort sur deux points, et partiellement tort sur un troisième, fais-je nonchalamment pour débuter. Quant au quatrième, sa réponse est la clé à une grande partie de tes interrogations.
(You are wrong on two points, and partially wrong about the third. The fourth, its answer is the key of a lot of your questions.)

Je marque une brève pause et ressors ma main droite de ma poche de pantalon, laissant la gauche là où elle est.

- Premièrement, poursuis-je, je n'ai jamais cessé de la suivre, elle non plus. Si le moindre danger la guettait, j’accourrais aussitôt, je l'espère, pour elle également, tout comme je viens de le faire pour toi. Ce qui nous amène au second point : il n'y a pas que vous deux. Ses propres parents bénéficient eux aussi de ma protection, tout comme les tiens. Je parle, bien évidemment, de tes parents biologiques. Judy est en contact avec moi pour tout ce qui te concerne, mais je ne serais pas étonné d'être contacté par son père s'il arrivait quelque chose à sa fille. Le fait est simplement que, du fait qu'elle a toujours vécu protégée par la magie et le foyer de sa famille, je n'ai eu à intervenir régulièrement, comme ce fut le cas pour toi.
(First of fall, I have never ceased to follow her neither. If any danger was watching on her, I would be there for her quite soon, I hope, just like I have done it for you tonight. Which brings us to the second point : there isn't just you two. Her parents also benefit of my protection, as well as yours. I'm talking about your biological parents, of course. Judy is in contact with me for everything about you, but I would not be surprised to be contacted by her father if something would happen to his daughter. But, because she always lived under the protection of the magic from her family, I did not have to interfere regularly, unlike I did for you.)

Une longue tirade de nouveau qui, je le sens, est susceptible d'amener une nouvelle question : combien de fois suis-je venu à son secours ? Une très bonne question à laquelle je n'ai pas de réponse. Plus souvent qu'avec n'importe quel autre membre de sa famille depuis plus de huit siècles, il est vrai. Après tout, elle est la première des Jakobson à avoir été ainsi abandonnée par sa famille. La magie étant puissante en elle comme en ses proches, elle attire indubitablement des ennemis, comme un aimant. Tout allait relativement bien jusqu'à ses seize ans, mais passé son anniversaire - et sa fugue-, tout changea. Mais tout cela viendra plus tard, peut-être.

- L'autre point sur lequel tu te fourvoies est que si, précisément, j'ai une obligation envers toi, continué-je d'une voix plus douce en la désignant d'un bref geste de ma main libre. Ce qui nous amène à la réponse à ta principale question ... Ce que tu as et que d'autres non pas, c'est le sang de Harold Jakobson coulant dans tes veines. En tant que l'une de ses descendante directe, tout comme le sont ta cousine Judy, ses parents et les tiens, je me dois de vous protéger. Pour toujours ...
(The other point that you're misleading is that I have an obligation to you, specifically. Which brings us to the answer to your main question ... What you possess and other witches don't is Harold Jakobson's blood flowing in your veins. As one of his direct descendant, like your cousin Judy, her parents and yours, I have to protect you. Forever ...)

Je m'arrête là, repensant de nouveau à mon ami depuis longtemps éteint. Il n'est pas le plus connu de la lignée. Surtout pas pour Alexia, j'imagine. Si le nom de Jakobe doit lui être particulièrement familier, le fait qu'elle n'ait jamais su pour moi depuis tout ce temps indique clairement que celui de Harold ne l'est pas. A moins qu'elle ait épluché minutieusement la généalogie de sa famille grâce aux envois de Judy, et qu'elle se souvienne de ce simple nom.
Je souhaite alors reprendre la parole, pour continuer mon récit, ouvrant la bouche pour ce faire. Mais, étrangement, je la referme, ne sachant de quelle façon continuer. Et pourtant, avant - ou pendant ? - que mon interlocutrice ne réagisse à mes paroles, je poursuis tout de même afin d'éclaircir un certain point.

- Je ne fais nullement cela par obligation ni par profit envers ta famille. Simplement en mémoire d'un ancêtre ... d'un ami.
(I do this with no obligation nor benefit to your family. Simply in memory of an ancestor ... a friend.)

Je détourne légèrement la tête, regardant au loin dans l'obscurité du boulevard, sans pour autant voir quoique ce soit. J'attends juste la prochaine interrogation d'Alexia. Je n'ai pas grand chose à faire d'autre que de répondre, et simplement répondre.

Elijah
© sobade.




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Elijah Mikaelson


" I let her in. I don't let people in. You knew that and you've taken her from me. I needed her and you've broken me ... "


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